Mais que font donc les figures qui peuplent par milliers l’œuvre immense de Valère Novarina ? Dans les livres comme sur les scènes, elles entrent, elles parlent, se nomment les unes les autres, elles pensent, elles sortent. Parfois elles dansent. Elles viennent. Valère Novarina le dit : « les figures me viennent ». Et elles viennent… quand elles le veulent. Il faut se tenir prêt à les accueillir.

Commencement du travail : accueil de ce qui vient.

Et le nom de chacune apporte un monde. Dans les dessins, le rapprochement du nom et du tracé forme encore un autre monde. Finalement, monde de mondes : le monde de Novarina. Dans les livres et sur les scènes, observables, les figures sont verbales, typographiques, animales, corporelles et orales, géantes et colorées aussi dans la peinture. Dans les dessins, rendues visibles par le geste élémentaire de la main, éclairées par les flashes de l’imagination dont elles proviennent et qui les sort un instant du vide où elles vivent, elles émerveillent par l’exceptionnelle liberté dont elles témoignent.

LECTURE | VALÈRE NOVARINA
Samedi 12 octobre à 16h30, cipm / Le Miroir
Lecture de Valère Novarina dans le cadre du finissage de son exposition Les noms et les figures.
En coréalisation avec le Festival Actoral.