Les logaèdres sont les mots, mais non-alphabétisés, non domestiqués et alignés et au repos, comme dans le dictionnaire… où ils sont sages comme les animaux du Cirque rassemblés alphabétiquement et paisiblement visibles à l’entracte dans la ménagerie. Les logaèdres sont plutôt les mots volants de Valère Novarina.
Les mots, ici, sont un peu considérés comme des oiseaux mathématiques : le logaèdre semble de la famille du gypaète et proche du logarithme…
Les mots comme des corps physiques – (de la famille des polyèdres) – reposant sur une base (très instable !) ou utilisés librement comme les projectiles qu’on a sous la main.
Les mots dans l’espace : in situ.
Car les mots sont toujours, TOUJOURS dans l’espace (jamais dans un espace purement mental) ; toujours dans l’espace – que ce soit l’espace de la page, l’espace de la scène, ou l’espace étrange et quotidien où s’échangent des mots, se projettent des mots, se lancent des mots les parlants.