Une opérette, ça chante, ça bouge, ça rit ; on y tourne autour des femmes (pour la bonne cause !) et une buée d’érotisme baigne le tout. Novarina ne faillit pas à la tradition et sa verve de parolier a un air « belle époque » à s’y tromper : calembredaines et gaillardises se bousculent dans ses vers de mirliton. Exercice d’école, L’Opérette imaginaire recense, pour les moquer, tous les trucs de la composition dramatique ; elle fait aussi la part la plus belle aux comédiens pour des performances à couper le souffle. Du coup, on n’y reconnaîtrait pas le Novarina du Drame de la vie et de L’Acte inconnu si l’un des personnages ne se nommait Le Mortel, qui parle souvent d’outre-tombe. Opérette imaginaire ? Opérette à surprise, plutôt.
Michel Corvin

Collection Folio théâtre n° 139
256 pages
Prix : 6.95 €