en amont de la représentation de L’Animal imaginaire, projection du documentaire Ce dont on ne peut pas parler, c’est cela qu’il faut dire de Raphaël O’Byrne, 2002. Rythmé par la langue de Valère Novarina, construit autour des répétitions de l’Origine rouge, ce film de Raphaël O’Byrne nous propose une traversée unique.
entrée libre sur réservation au 04 91 90 74 28 - resa@theatrejoliette.fr

Valère Novarina écrit, dessine, peint et met en scène. Son théâtre hors du commun, s’affranchit de toute forme d’intrigue et de psychologie. Le souffle qui anime ses textes traverse les acteurs de part en part, les réduisant parfois à l’état d’animal, parfois à l’état de pantin ; comme nous le confirme Léopold von Verschuer, acteur et traducteur de "L’Origine rouge", dernière création de Valère Novarina. Cette opération systématique de défiguration, Valère Novarina la retrouve dans l’œuvre du peintre autrichien Arnulf Rainer dont il visite l’atelier. Des rives du Danube, il se rend à Novgorod avec le philosophe Marie-José Mondzain qui lui fait partager son interprétation de certaines icônes de la cathédrale Sainte-Sophie. Avec le physicien Etienne Klein, c’est de la structure moléculaire dont il est question. Son désir constant "d’aller dans la langue" l’attire vers les langues énigmatiques comme le yiddish chanté par Leiélé Fishcer qui nous offre un moment de pure émotion. Rythmé par la langue de Valère Novarina, ce film de Raphaël O’Byrne nous propose une traversée unique