Valère Novarina, la physique du drame
de auteur
Olivier Dubouclez
Dijon, Les Presses du réel, « L’espace littéraire », 2005.

« Singulière insurrection de la langue et de la dramaturgie, le théâtre de Valère Novarina s’est imposé en une vingtaine de pièces comme l’une des œuvres les plus novatrices – et les plus drôles – de la littérature contemporaine. De la chute de l’homme, l’œuvre de Valère Novarina offre un tableau captivant où s’entremêlent destructions de personnages, carambolages scéniques, énumérations vertigineuses et paroles de prophète. L’écrivain fonde sa comédie humaine sur une conception originale du drame : dépassant le simple constat de son état de crise, il l’ouvre, de L’Atelier volant à La Scène , à des référents nouveaux – le performing art ou l’esprit du cirque – pour lui assigner un modèle dynamique, visuellement opératoire, celui d’une « physique » qui travaille l’action théâtrale, les structures de la représentation, la création linguistique ou encore la fonction de l’acteur. Dramatisation obstinée qui s’impose à nous, lecteurs et spectateurs, comme un ressort nouveau de la comédie. »
SOMMAIRE
Mise en pièce, p. 7.
Dramatisation , p. 11.
Chronophagie, p. 12.
Creuser l’action : le modèle de la performance,
p. 15.
« Notre vie si merveilleusement dramatique »,
p. 17.
Cosmologie du drame, p. 20.
Agitation dramatique, p. 23.
Espace textuel et espace scénique,
p. 27.
« Parler est un drame », p.30
Opérette,
p. 31.
Antimatière , p.35
1. Le malentendu
du dialogue, p. 36.
Monologue à deux voix, p. 37.
Equipe plaintive, p. 40.
« Une voix dans le noir »,
p. 42.
2. Poèmes didascaliques, p.44
Générique,
p. 45.
« Il le fait », p. 48.
« Des
cailloux d’anti-matière dramatique »,
p. 50.
3. Entropie narrative, p. 52.
Siphonné, p. 53.
Récit spéculaire, p. 55.
Déconfiture, p. 56.
Germination , p. 59.
La matière du langage,
p. 59.
Plurilinguisme, p. 62.
Pourrir le français, p. 66.
Ecriture 1 : proto-écriture,
p. 68.
Ecriture 2 : réécritures, p. 70.
Aphorismes
cellulaires, p. 72.
Politique du nom propre, p. 77.
Aveuglement comique, p. 81.
Repentir , p. 85.
Méditation de l’acteur,
p. 85
« Scopique », p. 88.
Contre le metteur
en scène, p. 90.
La chair de l’acteur, p. 93.
L’acteur en marionnette, p. 95.
Transfiguration, p. 98.
Fiction hagiographique, p. 101.
Renaissance du personnage, p. 104.
Pirouettes, p. 109.