Les Dix-huit heures du Théâtre de l’Odéon

Au salon Roger Blin, pour Les Dix-huit heures de l’Odéon, nous repenserons l’humanisme, nous continuerons d’aimer des grands textes classiques, nous avouerons notre désamour du théâtre que nous lirons ou relirons pourtant, tout ceci accompagnés de nos amis éditeurs, Le Seuil, Flammarion, Gallimard et aussi Actes Sud, mais aussi avec France Culture, Le Centre des Monuments Nationaux, le Musée de la Chasse et de la Nature...


"Voir, ne pas voir" :

On peut préférer Mozart à Bach, Dostoïevski à Tolstoï, mais personne n’osera réfuter la musique ou la littérature. Du théâtre, par contre, nombreux sont ceux qui se désolidarisent et, également, nombreux sont ceux qui s’en réclament. Artistes et spectateurs confondus. Georges Banu s’affronte à l’écartèlement entre amour et désamour dans la perspective du spectateur qu’il est aussi bien que de la proximité des artistes qu’il a connus et des textes qu’il a fréquentés. En dénonçant des illusions et en découvrant des résistances, des leurres et des vérités, ce livre invite à se placer au cœur de ce qui taraude le théâtre : l’imaginaire et l’incarnation. Comment choisir ? Faut-il choisir ? Pourquoi quitter la chambre comme le déplorait Pascal pour aller au théâtre ? Parce qu’il y a plus de suicides dans la pureté d’une cellule que dans l’agitation d’une salle.
Amour et désamour du théâtre – déchirement fécond et à jamais résolu. Georges Banu, en alliant le témoignage et le commentaire, s’attaque à cette incertitude inassouvie. Elle fonde et rend unique le théâtre. Art de l’écartèlement !

Le 14 novembre 2013 à 18h
Théâtre de l’Odéon
Place de l’Odéon – 6e
Métro : Odéon
RER B : Luxembourg