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| L'Opérette imaginaire de Valère Novarina Mise en scène : Claude Buchvald Représentations prévues
en 2000 / 2001 Clara Rousseau, Laurent Carmé (MINIJY)
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PéripétieMarcher avec Valère Novarina n'est pas de
tout repos. Il va vite et loin sans se retourner, passe tout près
des précipices sans se soucier de votre vertige; répond
rarement à vos questions, vous laisse souvent hagard, titubant.
Mais les efforts, les grincements, les larmes ne sont rien au regard
de la joie immense qui vous tombe sur la tête quand vous arrivez
là où il vous emmène, et que ça s'ouvre
soudain sur d'autres voies inconnues jusqu'alors, ou secrètement
espérées dans des moments d'abandon.
Là s'éveillent des sensations enfouies très profondément, des mouvements insolites de la Pensée ; là s'ouvrent des espace colorés avec des vides, des blancs, que peut-être on a rêvés ou qu'on rêve en les voyant, "zèbrages hallucinatoires"... Et petit à petit tout devient familier, si proche que vous traversez les mots, toutes les paroles du poète, et "les figures pauvres" du peintre, et vous les faites danser devant. Comme dans les songes on passe au travers du miroir, les murs s'effacent, on franchit l'impossible, on va réellement de l'autre côté où le sens s'éclaire sans avoir besoin de l'expliquer ou de s'y voir dedans. Et là on se dit: il faut en parler aux autres! Il faut le faire savoir. Il y a urgence. Et comme Valère Novarina écrit "vers le Théâtre", on n'a de cesse de voir surgir dans le corps des acteurs, sur les planches, ce qu'on a soi-même vécu si fort en solitude. Et le désir se contamine très vite, dès les premières répétitions, ça jubile, ça bondit, ça s'égosille... Le théâtre devient indispensable, avec plein de gens dedans. Parce qu'il y là de quoi réveiller les morts, alerter les cerveaux, de quoi faire rire et inquiéter les plus raisonnables. Réentendre "la musique chaotique", chanter l'inénarrable, le presque pas possible... Se voir absolument autre, pas celui qu'on croit, pas comme on nous l'a appris, mais les figures détruites et le monde dans le noir avec la petite lumière dedans qui va tout recommencer. C'est ça L'Opérette imaginaire: un cube casse avec des morceaux épars que le théâtre va étrangement reconstituer et faire valser, où "les petits bonshommes" sortis tout droit des planches vont crier "à la cantonade : Les portes, les portes !" Et ce serait bien étonnant qu'elles restent fermées après un tel acharnement. Ils s'y prendront de toutes les façons pour les ouvrir; avec les paroles, les chansons, la musique, le déboussolement des membres, l'écartèlement de l'espace. Ils se croiront au cirque par moment ou au music-hall, mais par fulgurance... Ils arriveront de tous les côtés, ils cogneront fort sur le rouge du sol et de la palissade. Ils feront la noce et la prière, de burlesques apartés et de terribles passages... Le Mortel n'en finira pas de chanter, et s'il le faut on le retuera et on le retuera jusqu'à ce que vie s'en suive ! Et tout cela avec la légèreté des acrobates, si nous pouvons. Et comme dans toute opérette imaginaire nous saluerons Le E Muet, Le Mortel, Jean Chronologue, Anastasie, Le Galoupe, L'Anthropopathe, La Femme Perpendiculaire, L'Homme d'Outre-ça, Panthrope, Adraste, Exodurge, Clytophon, (Enistre, Théodrille, L'Homme Sang, Autrui, Jean Sarxophore, La Femme Salique, L'Ouvrier Ouiceps, Le Valet de Carreau, La Dame Autocéphale, Jean Circulaire, Le Musicien, et bien sûr les Enfants de la Colère. Et on finira bien un jour prochain par chanter leurs chansons dans les rues. Claude Buchvald |
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Production Compagnie Claude Buchvald MINIJY SARL - 128 rue Vieille du Temple 75003 Paris Tél. : 01 42 71 10 04 - Fax. : 01 42 71 10 06 |
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