Les
invités de Valère Novarina |
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Arnulf
Rainer
Peintre et performer Influencé par le surréalisme, Arnulf Rainer commence très tôt à retoucher ses propres oeuvres, picturales et photographiques, aussi bien que celles que d’autres artistes mettent à sa disposition pour parvenir, par corrections et modifications, à une nouvelle expression. Il retravaille en particulier ses autoportraits comme autant de crucifixions. Distingué dès 1966 par le Prix national autrichien des Arts Graphiques, il vit et travaille à Vienne où il a occupé une chaire àl’Académie des Beaux Arts jusqu’en 1995. Un musée lui est dédié à New York depuis 1993... «
Ce travail de sacrifice de sa figure, ce travail violent sur l’image
que fait Arnulf Rainer, je sens que les acteurs que j’aime ne sont
pas très loin de ça. Il maltraite sa physionomie et s’en
prend à ce "trop d’humain “... |
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Léopold
Von Vershuer
Acteur et traducteur en allemand des oeuvres de Valère Novarina. « Se faire traverser par la parole, c’est
aussi un choc physique... Ça se ressent le plus dans la bouche
avec toute la diction, mais bien sûr aussi avec le cerveau constamment
en accompagnement. Les mots sont comme des choses avec - comment dire
? - une matérialité différente, avec des faces différentes
.... C’est vraiment comme des objets. On peut les toucher avec la
bouche, avec l’intellect, même avec le mouvement dans l’espace
du plateau. C’est de la matière» |
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Etienne
KIein
Physicien (Direction “ Sciences de la Matière au Commissariat à l’Energie Atomique), Etienne Klein est notamment l’auteur de Conversation avec le Sphynx, Les paradoxes en physique (Prix du meilleur livre scientifique 1993 en Allemagne), Regard sur la matière, Des quantas et des choses. · "C’est la pierre que tient Laurence
dans L’Origine rouge. Elle vient du Lac de Neuchâtel.
Alors, est-ce que cette pierre c’est du temps ? |
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Marie-José
Mondzain
Philosophe, Marie-José Mondzain est notamment l’auteur de Image, Icône, Economie, les sources byzantines de flmaginaire contemporain (1996), Van Gogh ou la peinture comme tauromachie (1996), L’image naturelle (1995), Présence de l’icône (1992). « En irançais, on sépare trop “souffle”
et “esprit”. C’est beaucoup plus beau en grec où
ils ont “pneuma” pour “souffle” et “esprit”,
en hébreu “rouah”, ... Donc, il faudrait reprendre
conscience que “souffle” et “esprit”, c’est
pareil. Pour moi, le travail du souffle, c’est plutôt l’idée
de respiration, d’aventure du souffle et de bascule, du point d’asphyxie
qu’il y a au milieu de la respiration, c’est l’idée
qu’il y a un positif-négatif, négatif-positif, mort-vie,
... La sensation qu’à chaque respiration se traverse la mort.
Qu’on traverse la mort des centaines de milliers de fois par jour.
» |
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Leiélé
Fisher
comédienne et chanteuse « J’aime
Leiélé. J’aime comme chante Leiélé.
Parce que c’est une vraie langue qu’elle chante. C’est
une des seules personnes dont le yiddish est vraiment la langue, ce très
beau yiddish lituanien, si doux, qui fait que chacun a l’impression
d’entendre sa langue maternelle quand elle chante. Et puis aussi
entendre des choses tendres et terribles dans une langue que l’on
ne comprend pas... Il faut aussi savoir écouter avec attention
les langues que l’on ne comprend pas. » |