Devant la parole

précipité théâtral mis en scène et interprété par Louis Castel. Création Avignon 2002.
Cie Louis Castel / Le Théâtrographe



    EXTRAITS DE PRESSE
   


“ Car le langage se mérite, il faut le sonder. Fouiller. […] Le spectateur boit la sève de ce droit à la parole contre le règne sourd des images. […] La voix de Louis Castel déferle sans faiblir, ses bras cherchent l'espace, implorant notre entendement. […] L’esprit ne fait pas qu’assister à ce précipité, il le réfléchit, longtemps. ”
Aude Bredy – L’Humanité – 19 juillet 2002

“ Louis Castel est l’une des grandes figures du théâtre à Avignon. L’une des plus attachantes. […] C’est à l’Ecole d’Art qu’il s’est replié cet été pour un joli parcours au cœur de l’œuvre de Valère Novarina. Louis Castel y accueille le public et l’entraîne dans une salle où les images répondent parfois de la langue, cette langue faite pour la profération mais aussi pour la confidence, le chuchotement, le mystère. […] un charme tenace […] ”
Armelle Heliot – Le Figaro – 21 juillet 2002

“ […] rien de plus fragile, de plus aérien que ces accessoires qu’utilise, avec sa distance et son élégance habituelles, Louis Castel : légèrement en retrait de l’espace, […] il nous offre, souriant, mystérieux, cette "danse mystérieuse" de Novarina autour de la parole. ”
Danièle Carraz – La Provence – 15 juillet 2002

“ […] Guide génial et farfelu, Louis Castel se met en scène à l’Ecole d’Art d’Avignon. […] Le spectacle, éblouissant, clinique, est un éloge de la parole. ”
Dominique Rousseau– Le comtadin – 19 juillet 2002

“ [Louis Castel] a la flamme ardente des prédicateurs pour nous entraîner, nous les parlants, dans l’espace ouvert et le temps inversé de "La Madone entourée d’anges et de saints" de Piero della Francesca. […] [Il] se transforme en magicien manipulateur de mots grecs et hébreux […] [avec] des flammes dans la voix et le geste ample de ceux qui étreignent le monde pour mieux l’offrir en partage. ”
Mitzy Gerber – Le Dauphiné Libéré – 26 juillet 2002

“ La façon dont Louis Castel investit la citadelle Novarina m’oblige à parler de caméléon, surtout de la manière qu’à le corps de l’acteur de devenir tout l’espace qui entoure, d’absorber tout en lui et dans sa parole, inclusivement les spectateurs.”
Jean-Philippe Faure – Sud Théâtre – juillet 2002

“ […] Le spectateur est cloué à sa chaise, fasciné, ébahi, rassasié, nouveau né par les mots, conscient d’être le témoin privilégié d’un moment unique, une genèse du temps, une histoire reparlée, le spectacle de la mort retournée en naissance et rejouée dans l’infini gigogne, miroir du moi n’étant pas. ”
Claude Kraif – Revue.spectacle.com – juillet 2002

“ L’incarnation s’opère […], d’emblée saisissante, captivante, et le texte s’épanouit dans sa richesse et sa densité inouïes […]. On éprouve à l’écouter une constante jubilation. […] On sort de là heureux et à la lettre ému : mis en mouvement, prêt à "aller maintenant vers les archipels".
Jacques Bonnadier – Viva – juillet 2002

“ Le spectateur, […], remonte le temps et l’espace, traverse la neige nervalienne qui protège le retour au réel, ou à ce qu’il prend pour le réel, et respire profondément. Son univers est remis en question. Plus jamais il ne sera le même. Valère Novarina et son fidèle, Louis Castel, qu’ils soient ô combien remerciés, ont "troué" la matière et fait découvrir un autre langage, celui de "Devant la parole".
Claire Vanhaelen – L’Olivier web – juillet 2002

« On se bousculait pour jouer Valère Novarina à Avignon. Tandis qu’Alain Timar montait Pour Louis de Funès, Louis Castel, directeur du Théâtrographe, mettait en scène et jouait Devant la parole. La courte soirée d’une heure se décompose en trois mouvements. D’abord le public attend au pied d’un escalier de l’Ecole d’art d’Avignon. Puis il traverse, symboliquement, deux écrans dont l’un porte une phrase de Nerval. Il est dans une classe de l’école où Castel, par son jeu et son dialogue avec le public, peut associer les mots de Novarina et le tableau de Piero della Francesca, La Madone entourée d’anges et de saints. Ainsi peut-on, dit Castel, « accéder à la croisée du temps et de l’espace ». Il fait passer une reproduction du tableau, fait entendre une chanson des années trente interprétée par une Damia provençale. Sérieux, passionné, il fait tinter les paroles du poète, son délire éclairant sur les relations du corps et du langage. Enfin, nous voilà dans une loge, sans changer de lieu : l’espace est devenu le lieu de concentration de Louis de Funès, en réalité de son double inventé par Novarina qui lui fit dire, entre autres : «N’importe quelle porte peut te mener dans l’envers de l’espace ».
Louis Castel, un fou de textes, a su se promener dans l’envers des mots et modifier la tradition du chant novarinien, en passant de la violence musclée en usage à une transcription méditative traversée de drôleries. »
Gilles Costaz - L’avant-scène théâtre - 1er septembre 2002, n°1119

 
 

Descriptif
Extraits de presse
Equipe de réalisation

   
 





photographe : Guy Delahaye

   
       

 

 

Plus d'informations disponibles dans La Lettre du Théâtrographe (diffusion 2002-2003), n° 2, oct. 2002.
Le Théâtrographe, 1 rue du portail Boquier, 84000 Avignon
33(0)4 90 85 09 75 - letheatrographe@wanadoo.fr

   
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