Devant la parole précipité
théâtral mis en scène et interprété
par Louis Castel. Création Avignon 2002. |
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EXTRAITS DE PRESSE | |||||||||||||
“ Louis
Castel est l’une des grandes figures du théâtre à
Avignon. L’une des plus attachantes. […] C’est à
l’Ecole d’Art qu’il s’est replié cet été
pour un joli parcours au cœur de l’œuvre de Valère
Novarina. Louis Castel y accueille le public et l’entraîne
dans une salle où les images répondent parfois de la langue,
cette langue faite pour la profération mais aussi pour la confidence,
le chuchotement, le mystère. […] un charme tenace […]
” “ […]
rien de plus fragile, de plus aérien que ces accessoires qu’utilise,
avec sa distance et son élégance habituelles, Louis Castel
: légèrement en retrait de l’espace, […] il
nous offre, souriant, mystérieux, cette "danse mystérieuse"
de Novarina autour de la parole. ” “ […]
Guide génial et farfelu, Louis Castel se met en scène à
l’Ecole d’Art d’Avignon. […] Le spectacle, éblouissant,
clinique, est un éloge de la parole. ” “ [Louis
Castel] a la flamme ardente des prédicateurs pour nous entraîner,
nous les parlants, dans l’espace ouvert et le temps inversé
de "La Madone entourée d’anges et de saints" de
Piero della Francesca. […] [Il] se transforme en magicien manipulateur
de mots grecs et hébreux […] [avec] des flammes dans la voix
et le geste ample de ceux qui étreignent le monde pour mieux l’offrir
en partage. ” “ La
façon dont Louis Castel investit la citadelle Novarina m’oblige
à parler de caméléon, surtout de la manière
qu’à le corps de l’acteur de devenir tout l’espace
qui entoure, d’absorber tout en lui et dans sa parole, inclusivement
les spectateurs.” “ […]
Le spectateur est cloué à sa chaise, fasciné, ébahi,
rassasié, nouveau né par les mots, conscient d’être
le témoin privilégié d’un moment unique, une
genèse du temps, une histoire reparlée, le spectacle de
la mort retournée en naissance et rejouée dans l’infini
gigogne, miroir du moi n’étant pas. ” “ L’incarnation
s’opère […], d’emblée saisissante, captivante,
et le texte s’épanouit dans sa richesse et sa densité
inouïes […]. On éprouve à l’écouter
une constante jubilation. […] On sort de là heureux et à
la lettre ému : mis en mouvement, prêt à "aller
maintenant vers les archipels". “ Le
spectateur, […], remonte le temps et l’espace, traverse la
neige nervalienne qui protège le retour au réel, ou à
ce qu’il prend pour le réel, et respire profondément.
Son univers est remis en question. Plus jamais il ne sera le même.
Valère Novarina et son fidèle, Louis Castel, qu’ils
soient ô combien remerciés, ont "troué"
la matière et fait découvrir un autre langage, celui de
"Devant la parole". « On
se bousculait pour jouer Valère Novarina à Avignon. Tandis
qu’Alain Timar montait Pour Louis de Funès, Louis Castel,
directeur du Théâtrographe, mettait en scène et jouait
Devant la parole. La courte soirée d’une heure se décompose
en trois mouvements. D’abord le public attend au pied d’un
escalier de l’Ecole d’art d’Avignon. Puis il traverse,
symboliquement, deux écrans dont l’un porte une phrase de
Nerval. Il est dans une classe de l’école où Castel,
par son jeu et son dialogue avec le public, peut associer les mots de
Novarina et le tableau de Piero della Francesca, La Madone entourée
d’anges et de saints. Ainsi peut-on, dit Castel, « accéder
à la croisée du temps et de l’espace ». Il fait
passer une reproduction du tableau, fait entendre une chanson des années
trente interprétée par une Damia provençale. Sérieux,
passionné, il fait tinter les paroles du poète, son délire
éclairant sur les relations du corps et du langage. Enfin, nous
voilà dans une loge, sans changer de lieu : l’espace est
devenu le lieu de concentration de Louis de Funès, en réalité
de son double inventé par Novarina qui lui fit dire, entre autres
: «N’importe quelle porte peut te mener dans l’envers
de l’espace ». |
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Plus
d'informations disponibles dans La Lettre du Théâtrographe
(diffusion 2002-2003), n° 2, oct. 2002. |
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