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LA CHAIR DE L'HOMME
publié chez P.O.L. en 1995. 526 p.

   

   "Amygdalus, c'est l'amandier : le premier qui refleurit, le premier arbre qui renaît. Construit sur quatre rosaces : la rose des noms, la rose des philosophes, la rosace des rivières, la rose du 8, ce livre s'ouvre sur un repas où le monde est mangé. On y entend neuf fois la valse l'Éloquence et neuf fois le tango Perdition. Il se divise en soixante-deux scènes et fait apparaître 3171 personnages ; il nomme Dieu 429 fois, soutient que notre chair c'est le langage, décrit 88 figures de cirque, utilise 2587 des 6912 verbes de notre langue et entend que le messie c'est la parole. Au centre, sous un amandier, l'Enfant Infaillible. Écrit du 7 décembre 1991 au 9 novembre 1994, à Marseille, à Paris, à Cracovie, à Moscou, à Barcelone, à Montpellier, à Brême, à Rome, à Parme, à Poitiers, à Vienne, à Remscheid, à Porto, à Salerne, à Budapest, à Herlin, à Trécout, à Loutro, à Agios Pavlos, à Phénix et à Besançon.". Quatrième page de couverture.

 

PUER SEDENTES.

In hoc horto suaviter umbroso, in circulo sedentes, inter nos, pueri et puella, colloquium habemus. Tu , puer, sub fago ; tu , infans, sub oliva ; tu, sub ficu ; tu, sub abiete ; tu puella sub tegmine mali ; tu septime, sub ilice ; tu, octave sub amygdalo ; ego tandem sub tremulo.

PUER CURIOSUS.

Quid est Deus ?

INFANS ULTRABREVIS.

Deus est spiritus hyper-bonissimus.

PUER TRANSGRESSUS.

Turpe et barbare locutus es ! Latinum non est.

INFANS TRANSIENS.

Deus spiritus summe optimus est.

PUER TRANSGREDIENS.

Optime. Quid aliud ?

INFANS TRANSBREVIS.

Nunc, audite : liber XXIV philosophorum docet nos " Deus est sphera infinita cujus centrum est ubique, circumferentia vero nusquam " ; Alanus de Insulis, hanc definitionem transferens, enuntiat " Dieu est une sphère intelligible dont le centre est partout et la circonférence nulle part." ; Ambroise de Milan note que " rien n'est plus propre à Dieu que d'être toujours. " ; Bossuet expose que " Dieu est celui en qui le non-être n'a pas de lieu. " ; Rabbi Mendel de Kotsk s'interroge : " Où donc habite Dieu ? Dieu gîte là où on le laisse entrer. "

 


version pour la scène

La Chair de l'homme, a été créée le 21 juillet 1995, au Tinel de la Chartreuse, dans le cadre du Festival d'Avignon, mise en scène et peinture de Valère Novarina, musique d'Alexis Le Pichon, scénographie de Philippe Marioge, costumes d'Alix Pereira da Cunha, lumière de Joël Hourbeigt.
Le spectacle a été repris au Théâtre du Rond-Point à Paris, direction Marcel Maréchal, en automne 1995.

 

Le chapitre XVII de La Chair de l'homme a été adapté pour la scène sous le titre L'Avant-dernier des hommes (1997).

Les premières pages de La Chair de l'homme ont été adaptées pour la scène sous le titre Le Repas (1996).

1996- Le Repas, adaptation pour la scène des premières page de La Chair de l'homme, mise en scène de Claude Buchvald. Centre Georges Pompidou, Festival d'Automne à Paris puis tournée.

 

traductions

Das Fleisch des Menschen, scène 12 , traduction de Léopold von Verschuer, Theater der Zeit, Berlin, sept-oct. 98.

 

à propos de : La Chair de l'homme

André DEPRAZ - La Chair de l'homme - Le Dauphiné Libéré, 23 janvier 1995.

Jean-Claude GUIGUET - à propos de La Chair de l'homme - Limelight n°45, janvier 1996, pp.24/25, Strasbourg.

La Chair de l'homme - Encyclopedia Universalis, Universalia 1996, pp.393/394.

La Loterie Pierrot - Revue de littérature générale n°1 - La mécanique lyrique - P.O.L. 1995, pp.23-45. Editions abrégée du texte, avec commentaires, documents et notes.

André CLAVEL - L'aventurier des langues perdues - Journal de Genève, 25 et 26 février 1995.

Guy CLOUTIER - La grande mangerie - Le Magazine littéraire, n°331, avril 1995, pp.108-109

Michel CRÈPU - La Cène de Valère Novarina - La Croix, 12-13 février 1995.

Yvan DARRAULT - Comme partout des doubles s'étaient glissés - Sémiotiques, n°3, octobre 1992.

 Jean Pierre THIBAUDAT - Deux livres... - Libération, 19 novembre 1987.

Léopold von VERSCHUER - Freier Fall und Tanz in der Sprache, suivi de Das Fleisch des Menschen, scène 12, traduction de Léopold von Verschuer - Theater der Zeit, Berlin, sept-oct 98. Repris dans un cahier tiré à part - Theater in Frankreich

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