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"Trois personnes dans un jardin : un bonhomme de terre, une femme changeante ; la troisième est un passe muraille : La Voix d'Ombre. Ils ne reconnaissent ni l'espace, ni notre langue ; ils s'insoumettent à l'image humaine. Ils interrogent notre sexualité et notre séparation. Pourquoi sommes-nous faits de temps et cependant étrangers à lui ?". Quatrième page de couverture. |
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LA VOIX D'OMBRE. Ils oublièrent l'auberge de La Varniée, le petit café Brusquet et la promenade des fleurs tout le long des rives du canal de l'Ourcq. On vous débarrassera du plancher de ces gens, par abstention du son émis par le monde que ces gens fréquentaient. LA FEMME SÉMINALE. Es-tu de descendance terrestre toi aussi ? Formes-tu la poussière rouge de la matière humaine toi aussi chaque matin ? Viens-tu de la parole ? Vas-tu vers la logique ? LE BONHOMME DE TERRE. Oui. Tu vois que le langage maintenant a son corps complètement nu et va dans l'écoulement du temps où tu viens de le dire. LA FEMME SÉMINALE. Comment pouvez-vous agir en hommes, vous les hommes ? LE BONHOMME DE TERRE. Réconcilions notre corps avec le plancher. Nous ne guérirons le sol qu'en lui joignant plafond. Nous pouvons agir, oui, en nous coupant les autres en deux. J'invente le pluriel !
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traduction
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au théâtre
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à propos de : Le Jardin de reconnaissance Marion CHÉNETIER - Le Jardin de reconnaissance - Le Nouveau recueil, n°46, mars 1998. Emilie HOUDENT - Reconnaissance de style dans Le Jardin de reconnaissance de Valère Novarina - mémoire de maîtrise de langue française sous la direction de Georges Moline, Université Paris IV, oct. 1998. Gilles COSTAZ - Coup de poing de poète - Politis, 10 avril 1997. Fabienne PASCAUD - Ecart de langages - Télérama, 9 avril 1997. René SOLIS - Tout Novarina en son jardin - Libération, 2 avril 1997.
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