LE JARDIN DE RECONNAISSANCE


publié chez P.O.L, 1997.

 "Trois personnes dans un jardin : un bonhomme de terre, une femme changeante ; la troisième est un passe muraille : La Voix d’Ombre. Ils ne reconnaissent ni l’espace, ni notre langue ; ils s’insoumettent à l’image humaine. Ils interrogent notre sexualité et notre séparation. Pourquoi sommes-nous faits de temps et cependant étrangers à lui ?". Quatrième page de couverture.
LA VOIX D’OMBRE.
Ils oublièrent l’auberge de La Varniée, le petit café Brusquet et la promenade des fleurs tout le long des rives du canal de l’Ourcq. On vous débarrassera du plancher de ces gens, par abstention du son émis par le monde que ces gens fréquentaient.
LA FEMME SÉMINALE.
Es-tu de descendance terrestre toi aussi ? Formes-tu la poussière rouge de la matière humaine toi aussi chaque matin ? Viens-tu de la parole ? Vas-tu vers la logique ?
LE BONHOMME DE TERRE.
Oui. Tu vois que le langage maintenant a son corps complètement nu et va dans l’écoulement du temps où tu viens de le dire.
LA FEMME SÉMINALE.
Comment pouvez-vous agir en hommes, vous les hommes ?
LE BONHOMME DE TERRE.
Réconcilions notre corps avec le plancher. Nous ne guérirons le sol qu’en lui joignant plafond. Nous pouvons agir, oui, en nous coupant les autres en deux. J’invente le pluriel !

traduction

Sad
Prisnaniya
(Le Jardin de reconnaissance) suivi de Loui dé Fiounecy (Pour Louis de Funés) et de Fkhojdeniie V Slykhavoi Tiatr, (Entrée dans le théâtre des oreilles) traduction russe de Katia Dmitrieva, (ouvrage publié dans le cadre du programme Pouchkine), Moscou, Édition OGI (Obiédunenoié Goumanitarnoié Isdatelstva), 2001.


au théâtre

Le Jardin de reconnaissance a été créé le 25 mars 1997 au Théâtre de l’Athénée, à Paris. Mise en scène et peinture de Valère Novarina, scénographie de Philippe Marioge, costumes de Charlotte Villermet, lumière de Joël Hourbeigt, avec Jean-Quentin Châtelain, Roseliane Goldstein, Agnès Sourdillon.

Repris au Volcan, Maison de la culture du Havre, qui était à l’origine de ce projet.





2008 - Le Jardin de reconnaissance, lecture mise en espace avec Roséliane Goldstein, Agnès Sourdillon, Nicolas Struve, et Jean-Pierre Robert à la contrebasse, Maison de la poésie, Paris, décembre 2008.


autres mises en scène

2010 - Le Jardin de reconnaissance mise en scène de Hugues Chabalier, avec Maïanne Barthès, Judicaël Jermer, Matthieu Lemeunier, Compagnie United Mégaphone, Théâtre le Verso, Saint-Étienne, décembre 2010.


à propos de : Le Jardin de reconnaissance

CHÉNETIER-ALEV, Marion, « Le Jardin de reconnaissance », Le Nouveau recueil, n° 46, Seyssel, Champ Vallon, mars 1998, p. 176-178.

COSTAZ, Gilles, « Coup de poing de poète », Politis, n° 439, 10 avril 1997, p.18.

PASCAUD, Fabienne, « Écart de langages », Télérama, 9 avril 1997, p. 64.

SOLIS, René, « Tout Novarina en son jardin », Libération, 1er avril 1997, p.31.