LA CHAIR DE L’HOMME


publié chez P.O.L.

Les premières pages de La Chair
de l’homme
ont été adaptées pour la scène sous le titre Le
Repas
(P.O.L, 1996).
Le chapitre XVII de La Chair de l’homme a été adapté pour la scène sous le titre L’Avant-dernier des hommes (P.O.L, 1997).
L’Équilibre de la croix propose une nouvelle lecture théâtrale de l’ensemble (P.O.L, 2003).

 "Amygdalus, c’est l’amandier : le premier qui refleurit,
le premier arbre qui renaît. Construit sur quatre rosaces : la
rose des noms, la rose des philosophes, la rosace des rivières, la rose
du 8, ce livre s’ouvre sur un repas où le monde est mangé. On y entend
neuf fois la valse l’Éloquence et neuf fois le tango Perdition. Il se
divise en soixante-deux scènes et fait apparaître 3171 personnages ;
il nomme Dieu 429 fois, soutient que notre chair c’est le langage, décrit
88 figures de cirque, utilise 2587 des 6912 verbes de notre langue et
entend que le messie c’est la parole. Au centre, sous un amandier,
l’Enfant Infaillible. Écrit du 7 décembre 1991 au 9 novembre 1994, à
Marseille, à Paris, à Cracovie, à Moscou, à Barcelone, à Montpellier,
à Brême, à Rome, à Parme, à Poitiers, à Vienne, à Remscheid, à Porto,
à Salerne, à Budapest, à Herlin, à Trécout, à Loutro, à Agios Pavlos,
à Phénix et à Besançon.". Quatrième page de
couverture.

PUER SEDENTES.
In hoc horto suaviter umbroso, in circulo sedentes, inter nos, pueri et puella, colloquium habemus. Tu , puer, sub fago ; tu , infans, sub oliva ; tu, sub ficu  ; tu, sub abiete ; tu puella sub tegmine mali ; tu septime, sub ilice  ; tu, octave sub amygdalo ; ego tandem sub tremulo.
PUER CURIOSUS.
Quid est Deus ?
INFANS ULTRABREVIS.
Deus est spiritus hyper-bonissimus.
PUER TRANSGRESSUS.
Turpe et barbare locutus es ! Latinum non est.
INFANS TRANSIENS.
Deus spiritus summe optimus est.
PUER TRANSGREDIENS.
Optime. Quid aliud ?
INFANS TRANSBREVIS.
Nunc, audite : liber XXIV philosophorum docet nos " Deus est sphera infinita cujus centrum est ubique, circumferentia vero nusquam " ; Alanus de Insulis, hanc definitionem transferens, enuntiat " Dieu est une sphère intelligible dont le centre est partout et la circonférence nulle part." ; Ambroise de Milan note que " rien n’est plus propre à Dieu que d’être toujours. " ; Bossuet expose que " Dieu est celui en qui le non-être n’a pas de lieu. " ; Rabbi Mendel de Kotsk s’interroge : " Où donc habite Dieu ? Dieu gîte là où on le laisse entrer. "

version pour la scène

La
Chair de l’homme
, a été créée le 21 juillet 1995, au Tinel de
la Chartreuse, dans le cadre du Festival d’Avignon, mise en scène et
peinture de Valère Novarina, musique d’Alexis Le Pichon, scénographie
de Philippe Marioge, costumes d’Alix Pereira da Cunha, lumière de Joël
Hourbeigt.
Le spectacle a été repris au Théâtre du Rond-Point à Paris, direction
Marcel Maréchal, en automne 1995.

Le chapitre XVII de La Chair de l’homme a été adapté pour la scène sous le titre L’Avant-dernier des hommes (1997).
Les premières pages de La Chair de l’homme ont été adaptées pour la scène sous le titre Le Repas (1996).
1996- Le Repas, mise en scène de Claude Buchvald, Centre Georges Pompidou, Festival d’Automne, Paris.

autres mises en scène


La Chair de l’homme ; Chapitres I, XII, XVII, XXXV, LX, LXII dans une mise en scène de Aurélia Ivan - Cie Tsara (théâtre d’effigies), avec Antoine Arlot, Olivia Chatain, Aurelia Ivan et Theo Costa-Marini.

a été créé le 28 mars 2009 au Forum, scène conventionnée du Blanc-Mesnil, et repris à la 5e Biennale Internationales des Arts de la Marionnette (théâtre de la Marionnette à Paris), au Château de La Roche-Guyon, au Festival Contre Courant (Avignon), au Festival Mondial de la Marionnette à Charleville-Mézières, à TAM -TAM à Espace Henry Miller (Clichy), aux Scènes Vosges (Epinal), à la Maison de l’Art et de la Communication (Sallaumines), au Théâtre Gérard Philipe - Scène Conventionnée Marionnette (Frouard), au Théâtre d’Arras - Scène conventionnée Musique et Théâtre, à la Maison du Théâtre d’Amiens.


enregistrements

"Au
dieu inconnu", une séquence de La Chair de l’homme
, lecture
par Laurence Mayor, CD, Paris, POL/Dernière bande, 2005


traductions

Das Fleisch des Menschen, scène 12,
traduction de Leopold von Verschuer, Theater der Zeit, Berlin,
septembre-octobre 1998.


créations radiophoniques

Dem unbekannten Gott (Au Dieu inconnu. 311 définitions de Dieu,101 voix), traduction en allemand et réalisation de Leopold von Verschuer, précédé d’un portrait de Valère Novarina, « Bis in die Materie hinein ist das WORT handelnd – Valère Novarina im Portrait », par Ania Mauruschat, avec Valère Novarina, Leopold von Verschuer, Franz raddatz, Constanze Fröhlich, Kerstin Beyerlein, hör ! Spiel !art.mix, Bayern 2, Bayerischer Rundfunk, 16 décembre 2012.


à propos de : La Chair de l’homme

DEPRAZ, André, "La Chair de l’homme", Le Dauphiné Libéré,
23 janvier 1995.

GUIGUET, Jean-Claude, "A propos de La Chair de l’homme", Limelight, n° 45, janvier 1996, p.24-25.

La Chair de l’homme, Encyclopedia Universalis,
1996, p.393-394.

La Loterie Pierrot, Revue de littérature générale, n°1, "La mécanique lyrique", P.O.L, 1995, p.23-45. Editions abrégée
du texte, avec commentaires, documents et notes.

CLAVEL, André, "L’aventurier des langues perdues",
Journal de Genève
, 25-26 février 1995.

CLOUTIER, Guy, "La grande mangerie", Le Magazine Littéraire,
n°331, avril 1995, p.108-109

CRÈPU, Michel, "La Cène de Valère Novarina", La Croix,
12-13 février 1995.

DARRAULT, Yvan, "Comme partout des doubles s’étaient
glissés", Sémiotiques, n°3, octobre 1992.

 THIBAUDAT, Jean-Pierre, "Deux livres...", Libération, 19 novembre 1987.